Génie ou vanité ?

La raison nous a rendus déraisonnables. L’intelligence ce n’est pas ce que l’on sait, mais ce que l’on fait quand on ne sait pas, disait Jean Piaget. L’apprentissage par l’expérience, la découverte par l’envie de savoir, l’invention par la volonté de comprendre, le partage par la mise en cohésion des langages. Nous avons tous à notre portée le génie de Léonard de Vinci. Je ne veux pas étudier Léonard de Vinci, je veux être Léonard de Vinci, a dit l’enfant.
Le premier pas serait d’accepter de ne rien savoir, et de partir à la découverte. Abandonner les croyances de tout ce qui habite et parasite nos cerveaux. Tout recommencer à zéro. Comme l’enfant de Piaget,
et réaliser le début des potentiels de nos sens. La vanité peut être
un handicap ou une chance, selon comment elle nous stimule. Ne
rien faire paraît toujours plus raisonnable que prendre le risque d’un échec.
Le génie et la vanité sont intimement liés, comme Robot et Cro-Magnon. Le génie de l’homme du début, qui s’est brûlé les doigts pour se saisir du feu. La vanité de Robot qui prétend tout savoir, et ne se brûlera pas les doigts en appliquant la règle du risque zéro. L’un stimulera l’autre, et cela permettra d’aller de l’avant. De voir plus loin, de prendre du plaisir en se jetant dans l’inconnu.
Du haut de la falaise de Sénèque, le coup de pied au cul des quatre principes du Vinci, nous fera découvrir ponts et hommes volants. Au trou la raison, voici venir en n le temps de la déraison. Le temps du génie, des vertiges de l’infini, le temps de l’imagination. Le cerveau est mort, vive le cerveau.


Pierpaolo Pugnale, philosophe inutile, mais qui veut prendre son plaisir avant de disparaître.


Le génie c’est la magie de l’expérience.

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